Philippe Camby, druide

Philippe CambyPhilippe Camby, druide, également écrivain et poète, est né en 1952 à Fougères, en Bretagne.

Ses premiers poèmes sont publiés par Yann Brekilien, un druide, dans la revue Nature et Bretagne, mais Philippe Camby ne sait pas que Brekilien est un druide. La deuxième rencontre majeure est celle avec Claude Vaillant, le barde-poète belgo-breton qui ignore lui-même qu’il est un druide.

A la sortie des facultés de Droit et de Lettres de Rennes, Philippe Camby publie, dans une collection dirigée par son ami Michel Renouard, plusieurs ouvrages sur l’identité celtique de la Bretagne. Ce sont Les prénoms bretons, Ys et les villes englouties, Dolmens et menhirs en Bretagne, Les châteaux fantastiques de Bretagne, ce dernier sous le pseudonyme d’Olivier Eudes. Photographe, il illustre aussi les Fantômes bretons de Louis Le Cunff, et raconte l’histoire de La libération de la Bretagne, dans un ouvrage illustré.

En France, Louis Pauwels accueille son essai sur l’Érotisme et le sacré dans une collection qu’il dirige aux éditions Retz (1978). Il rencontre alors Hélène Renart et Jacques Bergier, fréquente Armel Guerne et Raymond Abellio, ainsi que Jean-Charles Pichon, Jean Biès, Pierre Emmanuel, Pierre Oster, Jean Charron et Philippe Lavastine, Francesca-Y. Caroutch et Hubert Reeves.

Des rencontres avec Raymond Abellio, Armel Guerne, Jean-Charles Pichon et Pierre Oster sortiront plusieurs ouvrages : Raymond Abellio, Approches de la nouvelle Gnose (Gallimard, 1981) ; Jean-Charles Pichon, La terrasse du dôme (Éditions Philippe Camby, 1982) ; laPrognostication de Paracelse qu’Armel Guerne avait traduite avant guerre, (sous le titre bien malvenu de Les Prophéties de Paracelse, Éditions du Rocher, 1985) ; et enfin Une machine à indiquer l’univers, entretien avec Pierre Oster, que les éditions Obsidiane publieront à Sens, en… 1992.

Entre temps, Philippe Camby est retourné à l’Université, et il enseigne à Tours à partir de 1986 avant de rentrer en Bretagne en 1992, où l’approfondissement d’une conscience celtique le requiert.

Paraissent alors :

En arrière-plan de ces travaux, Philippe Camby poursuit la recherche d’une survivance d’un enseignement druidique dans les traditions populaires. La tradition des druides était orale, « et pour cette raison, elle a été perdue », entend-on dire de tous bords. Et si, justement, elle avait été conservée dans les traditions populaires ? C’est l’objet de ce travail éditorial. En effet, on retrouve dans les contes bretons les bases d’une sagesse païenne et les pierres d’angle d’une civilisation qui n’avait pas totalement disparu au XXe siècle encore. Tout y est. Et des rituels même que ni César ni aucun auteur des Temps modernes ou de l’antique université franque ne pourront soupçonner. Encore fallait-il disposer de clés de lecture dont l’usage était apparemment perdu. C’est à l’école du druide Telenn Aour (Alain Bocher) et de Gwenc’hlan Le Scouëzec’h que Philippe Camby, depuis 1994, les apprend.

Entre deux parutions, l’écrivain savoure la satisfaction de restituer au druide Cadoc les sentences attribuées à l’abbé Cadoc :

De donner des traduction nouvelles :

et d’arracher aux griffes des faussaires (Thomas, Bédier, Wagner) le très ancien et très joyeux mythe celtique de

C’est en novembre 2004 qu’il fonde l’Ecole Druidique d’Hélvétie en terre neuchâteloise. Et en 2005 qu’il a le plaisir d’accueillir Gwec’hlan pour l’inauguration officielle de celle-ci. En février 2011 il nomme ses deux premiers élèves au stade de druide et décide de « passer le flambeau » de la direction de l’école ainsi que des enseignements à la druidesse Liza. Le druide Patrick la secondant.

Dès lors, Philippe partage son temps entre sa patrie de Fougères et ses voyages en Helvétie quand il le peut. Il assure durant huit années les enseignements de l’école.

Philippe Camby est parti en Avallon le 23 août 2012 depuis sa ville natale.